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Inauguration de l’exposition « Les aventures d’Hergé »

En présence du dessinateur Stanislas et du scénariste Fromental – 5 avril

La petite maison d’éditions parisienne Reporter publiait en 1999 l’album « Les aventures d’Hergé ». Réaliser une biographique sous forme de bande dessinée… voilà une idée bien saugrenue ! Cette technique était à l’époque encore peu développée, ce qui explique la difficulté pour les scénaristes José-Louis Bocquet et Jean-Luc Fromental de trouver la bonne solution narrative. Finalement, ils ont opté pour « peindre » le portrait d’Hergé à travers les moments-clés de sa vie. Fromental s’explique : « Proposer une biographie aurait été une erreur car nous n’avions pas accès aux documents officiels, pourtant primordiaux lors de la rédaction d’un tel ouvrage ».
Le duo d’auteurs ne jure cependant que par une seule règle, toute simple : les informations concernant Hergé devaient apparaître au moins deux fois dans les biographies et les livres de références consultés, et être citées au minimum par deux auteurs. Les informations additionnelles étaient directement oubliées.

« Les aventures d’Hergé » débutent en 1914, lorsque le petit Georges Prosper Remi, alors âgé de 7 ans, reçoit de sa maman une boîte de crayons de couleurs. Elle espère ainsi calmer son petit et lui permet par la même occasion de découvrir sa passion pour le dessin. Le livre s’achève poétiquement avec la mort d’Hergé. Entre ces deux moments-clés, le lecteur navigue au fil de la vie d’Hergé, prenant connaissance des moments les plus significatifs de son existence. Prenons pour exemples les scouts, sa rencontre avec le prêtre Norbert Wallez (directeur du quotidien Le XXe siècle), son intérêt pour l’art moderne, un rendez-vous avec Andy Warhol à Bruxelles, sa période d’épuisement qui eut des conséquences tant personnelles que professionnelles, ses deux grands amours, ainsi que son amitié chinoise nouée avec Tchang.

A l’origine, Dupuy et Berberian avaient été désignés pour illustrer l’histoire, mais ils quittent bien vite l’aventure, passant le relais à Stanislas. Stanislas ne trouva pas son inspiration dans le style même d’Hergé, mais bien en Alain Saint-Ogan (Zig et Puce), un dessinateur qui l’avait influencé.
La première édition de l’album comptait dix pages de moins que sa réédition. Fromental confie vouloir additionner au fur et à mesure des faits nouveaux à leur ouvrage, « comme pour les Aventures de Tintin, qui étaient à l’époque adaptées et corrigées ».

« Les aventures d’Hergé » a été publié en français, néerlandais, allemand, anglais et espagnol.

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